Le prof d'anglais, qui ressemblait à Kevin Spacey, marchait de long en large au tableau, en écrivant de temps en temps. Prof d'anglais certes, mais son anglais était horrible. En tant qu'élève de sa classe, je trouvais que les tournures de phrases qu'il utilisait était pitoyable. Peut-être ses prétentions de professeur de philosophie étaient contrariées.
Toujours est-il qu'à force de lui faire des remarques, j'ai écopé d'une rédaction à faire. La question en était : «Si l'on est malade mais qu'on ne le sent pas, est-on vraiment malade ?». Je commençais à réfléchir sérieusement à la question, quand je me réveillai, une demi-heure avant que mon radio-réveil me hurle les mauvaises nouvelles.
La dernière fois c'était un nashi un peu vieux, là ça doit être la banane rose qui n'est pas très bien passée.

J'ai commencé à prendre des notes au réveil, frustré que j'étais des perles de créativité que mon cerveau, certes dérangé mais génial, produisait pendant mon sommeil.