On peut dire qu'on est déjà dans la campagne présidentielle, parce que bon, hein... Sans compter le machin solennel des trois rigolos du PS à la télévision (pas vu, j'ai entendu les commentaire à la radio le lendemain), sérieusement, ça devient du n'importe quoi. Ou je vieillis mal.

Une chose qui m'énerve assez, c'est la volonté à tout prix d'avoir un clivage gauche/droite (Ségolène avait, heu, haussé la voix sur une militante là-dessus, si ma mémoire est bonne). Et si je trouve qu'il y a de bonnes idées des deux côtés ? Je pondère mes idées, et je regarde à quel parti correspond le plus gros poids ?

Et, s'il faut que les candidats représentent des idées, ne faudrait-il pas revoir le processus d'élections ? Un machin à la Condorcet ? Le choix entre deux maux, j'aime pas trop, je préfère graduer. Surtout s'il n'y a pas moyen d'exprimer un non-choix, en votant pour une liste qui représenterait les votes blancs. Le plus triste, c'est que ce n'est pas avec les candidats actuels que ces réformes se feraient : ils auront été élus via un système bancal, pourquoi en changer si ça leur a réussi ?

En plus, pour revenir au sujet du post, cette campagne enferme les candidats dans leurs propositions de programme. Ce matin je crois, j'ai entendu que Sarko proposait de généraliser l'étude à l'école, pour éviter que les jeunes ne trainent dehors et qu'ils fassent leurs devoirs à la place. Et quelques jours plus tôt, le débat portait sur un rapport qui indiquait que les collégiens/lycéens avaient des semaines trop chargées (cours + devoirs > 40h). Il n'y a pas précisément de contradiction entre ce que dit Sarko et ce qu'indique le rapport, mais la conjonction des deux donne un résultat bizarre... Il faut généraliser les camps de travHHHH d'étude pour nos chères têtes blondes ?
Là, on peut sentir que dans les mois qui viennent, ça va être la fête du slip.