Les corrections de TPs (il en est souvent sujet par ici, arf) m'ont rappelé combien ma notion de propriété (intellectuelle) avait pu être changée par mon immersion totale dans le monde du logiciel libre.
Si je dis ça, c'est justement à cause de la notion de copie. Graduons un peu les infractions à la notion de propriété intellectuelle : une copie pure et simple, c'est du vol, et encore plus si on s'attribue ce qu'on a copié. Une copie dans laquelle on cite la source de référence, ce n'est déjà plus du vol. C'est de la copie, éventuellement illégale (le "pourquoi" dans la phrase d'après), mais ce n'est déjà plus du vol pur et simple. Ça peut être un vol qui motive autre chose, l'important étant que c'est illégal à partir du moment où la copie n'est pas autorisée par l'auteur originel. Enfin, une copie citant la source de référence et qui est autorisée par l'auteur originel est véritablement ce qu'on appelle une copie. Les compagnies privées violant la GPL sont dans le premier cas, les pirates se trouvent plutôt dans le second cas, et les hackers (non, ce ne sont pas des pirates) plutôt dans le dernier cas. Bien entendu, je ne parle ici que de questions de propriété intellectuelle numérique, en effleurant le problème (d'où mes raccourcis simplistes).
Et de tout ça, les étudiants n'en ont pas forcément la notion. Pas étonnant que je sois plus sensibilisé à la "triche" (donc l'acte principal est la copie, souvent), puisque celle-ci avantage ceux qui n'ont rien fait pour, et pénalise ceux qui ont travaillé dur pour se mettre plus en valeur.

Note : les étudiants intéressés par la manière dont je trouve les copies (la curiosité intellectuelle n'est pas un mal) peuvent faire deux choses : passer me voir, ou s'intéresser de plus près à la partie du cours de LAGR qui traite de distance entre mots et de "diff".