Ce soir en rentrant chez moi, je passai près d'une zone moins bien éclairée. Un bruit m'a mis sur mes gardes, il s'est vite avéré qu'il s'agissait d'une feuille (plutôt bruyante) poussée par le vent.
Cependant, entre le moment où j'entendais le bruit et où mon cerveau finissait d'analyser toutes les informations, j'ai eu le temps d'imaginer les choses suivantes :
- Quelqu'un se faisait discret et venait d'être trahi par un bruit. En voulait-il à mes possessions terrestres, à ma vie ?
- Ma première analyse est erronée, il n'y a personne. Un animal qui se promène ?
- Le bruit est analysé, ça ressemble à une feuille. Se pourrait-il que des êtres lilliputiens se cachent à notre vue, et ne soient trahis que par des signes apparemment banaux ?
- Oui bon ça va, arrête ton char, c'est qu'une feuille.
Cette séquence me rappelle à deux choses importantes sur ma psyché :
- J'ai encore suffisamment d'idées pour écrire des nouvelles ou des romans. Si l'informatique ne marche pas, j'ai une possibilité de reconversion (sachant que j'ai un français correct, et que je tape vite, qui plus est)
- Il faudrait que j'aille consulter. C'est surtout le troisième point qui me fait dire ça.