Ces derniers mois ont été riches d'enseignements et de réflexions, ces derniers jours aussi :
- Une analogie idiote : supposons que quelqu'un ait une peur panique des chiens. Supposons ensuite que la seule personne qui puisse lui enlever cette phobie est un chien qui parle. Comment sortir de ce paradoxe ?
- Il faut 2,5 ans environ pour finir une bouteille de Moutaï. Donc la moitié en 2 jours. Ça a un goût immonde, même dilué dans l'eau. Mais ça anesthésie un peu, c'est déjà ça de pris.
- Truc que j'ai essayé histoire d'avoir quelques confirmations, puisque j'ai fini ma thèse et que je me permets d'essayer des trucs : non, je ne tousse pas si je fume (mais ça ne m'apporte plus rien, c'est toujours ça de pris), et fumer ce que Gérard fume (les connaisseurs comprendront) m'endort et me donne faim. Donc ça ne sert à rien. Je me demande quand même comment mon corps fonctionne pour avoir des réactions si différentes des autres gens. J'en serais presque déçu.
- Je me demandais aussi si anesthésier à l'alcool les plaies du coeur fonctionne : apparemment oui, et si je laisse ma raison parler, ça ne doit pas durer plus de quelques jours. Un peu comme une anesthésie pour une opération à coeur ouvert, en quelque sorte.
- M*rde, je tape presque aussi vite bourré qu'à jeun. C'est inquiétant.
- Et au final, le test ultime : ma raison, quoiqu'il advienne, prendra le pas sur mes sentiments. Ceux-ci auront beau être aussi forts qu'ils veulent, ils auront beau crier autant qu'ils veulent, ils seront tus par ma raison. Je serai encore capable de réfléchir à l'approche du coma éthylique. Pourquoi ne m'est-il pas permis de ne plus réfléchir et agir simplement par pur instinct ?

Bon, je vais dormir et probablement regretter ce post quand j'aurai cuvé. Ces réflexions vous auront été proposées par un reste de bouteille de Moutaï et un peu de Soho au litchi. Merci de votre attention, dont je me demande parfois si je la mérite.