Tout à l'heure, en attendant le train, il y avait des étudiants assis sur le quai. Vu l'air d'insouciance qu'ils avaient (comme celle que l'on affiche de retour de vacances), c'étaient probablement des étudiants de la fac de lettres. En soi, rien de bien folichon. Seulement, ils étaient assis sur le quai, les jambes se balançant au-dessus de la voie. Et, bien entendu, tout agent SNCF vous recommandera de faire ça si vous souhaitez faire une carrière en tant que sportif aux jeux paralympiques.
Bref, après quelques minutes (ou moins) passées à prier pour qu'ils reprennent leurs esprits (s'ils en avaient un au départ), je suis allé les voir pour leur donner l'information qu'ils n'avaient pas : vers cette heure-là, il y a très souvent un train de marchandises qui transporte des blocs d'aluminium qui passe à toute vitesse. Et dans ce cas, deux options : le machiniste ne ralentit pas en espérant que les crétins d'étudiants se reculent de la voie, ou bien il ralentit en urgence et conçoit plus de haines envers le corps estudiantin.
Tout ça pour dire que je n'arrive toujours pas à déterminer ce qui m'a poussé à avertir les étudiants dont je parlais plus haut : l'altruisme, ou bien l'envie que le train n'ait pas de retard (ben oui, un accident de train avec une personne, voire un suicide, ça cause quelques légers retards -- litote). Ce qui me pousse à dire que je vieillis, moi.

PS: finalement, le train de marchandises n'est pas passé. Chance, le train précédent avait du retard et les trains de voyageurs sont prioritaires sur les trains de marchandises.